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06/05/2015

Un problème de transports ? Non, deux problèmes de transports !

transports,abribus,navette,touquetLa saga touquettoise des transports en commun est décidément inépuisable. En voici deux épisodes récents.

Premier épisode : le nouvel abribus base sud. Au début de l'année, les résidants du secteur Atlantique-Thalasso-Base sud ont vu apparaître à l'entrée de l'avenue L. Bobet un bel abribus tout neuf, équipé de superbes contreventements en pierre de taille (cliquer sur l'image ci-contre ou voir du rond-point).
Les promeneurs et habitués ont donc pensé que ce nouvel arrêt serait utilisé par la "grande" navette municipale du circuit "mer et forêt", voire même par les autocars de la ligne 513 Etaples-Berck, ces deux types de véhicules circulant régulièrement à proximité immédiate.
Sauf que pendant les mois suivants, l'abribus, vierge de tout panneau horaire, est resté inutilisé. Comme la navette et les autocars ont continué à desservir leurs arrêts respectifs, certains esprits irrespectueux se sont demandé à quoi pouvait bien servir - à part se protéger d'une averse soudaine - ce bel édicule tout neuf. 

Le 17 avril 2015 sont enfin apparus deux tableaux horaires aller et retour en direction de la gare SNCF d'Etaples en même temps que disparaissait l'ancien arrêt de la navette. Le lendemain 18 avril en effet était  inauguré le nouveau circuit "Etaples SNCF", intéressante initiative municipale au demeurant qui remplace l'ancien circuit "mer et forêt". L'avenir dira si la desserte des nouveaux points d'arrêts compense la perte des anciens, dont le secteur aéroport et le camping. En attendant, l'abribus reste toujours quasi inutilisé par les autocars et la navette car il est situé sur un rond-point.

Un abribus sur un rond-point ? Le service voirie de la ville a-t-il dérapé ? D'après l'article R. 417-9 du Code de la route "Tout véhicule à l'arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à ne pas constituer un danger pour les usagers. Sont notamment considérés comme dangereux, lorsque la visibilité est insuffisante, l'arrêt et le stationnement à proximité des intersections de routes, des virages, des sommets de côte et des passages à niveau". En y regardant de plus près, l'abribus ne semble pas strictement situé dans un virage ou à proximité d'une intersection de routes, vu que la descente voisine vers la plage peut difficilement être qualifiée de "route". Reste néanmoins le problème de l'insuffisance de visibilité et aussi le passage pour piétons tout proche sur lequel un véhicule de grande dimensions ne peut qu'empiéter à l'arrêt, circonstance également réprouvée par le Code.

Tout compte fait, l'emplacement de l'abribus ne paraît pas des plus judicieux, au point même que la navette SNCF préfère n'y effectuer que la descente, l'attente et la montée des voyageurs se faisant à l'arrêt de la ligne 513 une centaine de mètres plus loin, qu'il pleuve ou qu'il vente (ceux qui ignorent cette finesse risquent de se faire surprendre). Il aurait mieux valu installer l'abribus à cet endroit justement, au besoin le dos à la chaussée pour mieux préserver les usagers des intempéries face à la mer. De plus, renseignement pris auprès du Conseil Départemental, il semble que ledit Conseil, informé depuis plusieurs mois de l'emplacement projeté pour l'abribus, avait émis de sérieuses réserves à son sujet (*).

Deuxième épisode : les autocars Etaples-Berck. Quelques mouvements inhabituels d'autocars ayant récemment attiré l'attention (voie prise à contresens, arrêt non respecté ou ignoré, itinéraire inhabituel), nous avons interrogé le Conseil Départemental à propos de certaines discordances entre les horaires "officiels" du site OSCAR et ceux diffusés par le transporteur.
En cas de différences, ce sont en effet les horaires du site OSCAR qui font foi.

Il s'avère que suite à une plainte de riverain(s) grincheux reprochant aux autocars de détériorer leur cadre de vie (**), la portion de la rue de Paris entre l'avenue de l'Atlantique et l'avenue de Verdun (environ 90 mètres)  leur a été interdite par M. le Maire, les obligeant ainsi à se dérouter par le boulevard Pouget jusqu'à la rue J. Monnet avec retour par le boulevard de la Mer pour desservir l'arrêt Thalasso-Base sud (voir schéma) ! Soit un rallongement de près d'un kilomètre pouvant se traduire par un retard de plusieurs minutes en cas d'encombrements sur le front de mer, conduisant ainsi le Conseil à supprimer la desserte Thalasso pour les services soumis à des contraintes d'horaires spécifiques, scolaires notamment. Problème : certains de ces services ne disposent pas de navette de substitution, particulièrement du lundi au vendredi en période scolaire (exemple, pour le départ d'Etaples à 17h05).

Il ne reste plus maintenant qu'à attendre que d'autres grincheux citoyens, arguant de l'exemple ci-dessus, se manifestent à leur tour pour demander d'interdire le passage aux autocars en d'autres points de la ville (***).

Une suggestion à l'intention de M. le Maire : sachant que pour nombre de visiteurs au Touquet, les week-ends commencent dès leur arrivée en gare d'Etaples le vendredi après-midi, pourquoi ne pas élargir le service week-end de la navette SNCF [samedi + dimanche toute l'année] au [vendredi après-midi + samedi + dimanche toute l'année] ?
Ce serait une manière de compenser au moins partiellement la dégradation de service décrite ci-dessus, laquelle ne semble pas vraiment propre à "faciliter l'accès à la station depuis la gare d'Etaples-Le Touquet" ni à "renforcer l'attractivité du territoire" (cf. site internet de la Ville).

 

 (*) Le site internet de la Ville indique à propos des nouveaux circuits de navettes "Ces modifications ont nécessité l’autorisation du Département et une totale coordination avec ses services". Totale vraiment ?

 (**) Ou d'introduire une insupportable intrusion prolétaire... ?

(***) Et tant qu'on y est, traiter de la même façon les camions de livraison, de déménagement et autres caravanes qui auraient l'audace de venir obscurcir, même fugacement, leurs fenêtres. On pourrait alors envisager d'interdire toute la ville aux véhicules lourds pour la ravitailler par voie aérienne. Mais dès lors, le bruit devenant insoutenable, il faudrait y remédier sans délai en interdisant les hélicoptères. Nous finirions ainsi approvisionnés par les corbeaux, pigeons et pingouins voyageurs au son harmonieux des oiseaux !

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