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06/05/2015

Un problème de transports ? Non, deux problèmes de transports !

transports,abribus,navette,touquetLa saga touquettoise des transports en commun est décidément inépuisable. En voici deux épisodes récents.

Premier épisode : le nouvel abribus base sud. Au début de l'année, les résidants du secteur Atlantique-Thalasso-Base sud ont vu apparaître à l'entrée de l'avenue L. Bobet un bel abribus tout neuf, équipé de superbes contreventements en pierre de taille (cliquer sur l'image ci-contre ou voir du rond-point).
Les promeneurs et habitués ont donc pensé que ce nouvel arrêt serait utilisé par la "grande" navette municipale du circuit "mer et forêt", voire même par les autocars de la ligne 513 Etaples-Berck, ces deux types de véhicules circulant régulièrement à proximité immédiate.
Sauf que pendant les mois suivants, l'abribus, vierge de tout panneau horaire, est resté inutilisé. Comme la navette et les autocars ont continué à desservir leurs arrêts respectifs, certains esprits irrespectueux se sont demandé à quoi pouvait bien servir - à part se protéger d'une averse soudaine - ce bel édicule tout neuf. 

Le 17 avril 2015 sont enfin apparus deux tableaux horaires aller et retour en direction de la gare SNCF d'Etaples en même temps que disparaissait l'ancien arrêt de la navette. Le lendemain 18 avril en effet était  inauguré le nouveau circuit "Etaples SNCF", intéressante initiative municipale au demeurant qui remplace l'ancien circuit "mer et forêt". L'avenir dira si la desserte des nouveaux points d'arrêts compense la perte des anciens, dont le secteur aéroport et le camping. En attendant, l'abribus reste toujours quasi inutilisé par les autocars et la navette car il est situé sur un rond-point.

Un abribus sur un rond-point ? Le service voirie de la ville a-t-il dérapé ? D'après l'article R. 417-9 du Code de la route "Tout véhicule à l'arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à ne pas constituer un danger pour les usagers. Sont notamment considérés comme dangereux, lorsque la visibilité est insuffisante, l'arrêt et le stationnement à proximité des intersections de routes, des virages, des sommets de côte et des passages à niveau". En y regardant de plus près, l'abribus ne semble pas strictement situé dans un virage ou à proximité d'une intersection de routes, vu que la descente voisine vers la plage peut difficilement être qualifiée de "route". Reste néanmoins le problème de l'insuffisance de visibilité et aussi le passage pour piétons tout proche sur lequel un véhicule de grande dimensions ne peut qu'empiéter à l'arrêt, circonstance également réprouvée par le Code.

Tout compte fait, l'emplacement de l'abribus ne paraît pas des plus judicieux, au point même que la navette SNCF préfère n'y effectuer que la descente, l'attente et la montée des voyageurs se faisant à l'arrêt de la ligne 513 une centaine de mètres plus loin, qu'il pleuve ou qu'il vente (ceux qui ignorent cette finesse risquent de se faire surprendre). Il aurait mieux valu installer l'abribus à cet endroit justement, au besoin le dos à la chaussée pour mieux préserver les usagers des intempéries face à la mer. De plus, renseignement pris auprès du Conseil Départemental, il semble que ledit Conseil, informé depuis plusieurs mois de l'emplacement projeté pour l'abribus, avait émis de sérieuses réserves à son sujet (*).

Deuxième épisode : les autocars Etaples-Berck. Quelques mouvements inhabituels d'autocars ayant récemment attiré l'attention (voie prise à contresens, arrêt non respecté ou ignoré, itinéraire inhabituel), nous avons interrogé le Conseil Départemental à propos de certaines discordances entre les horaires "officiels" du site OSCAR et ceux diffusés par le transporteur.
En cas de différences, ce sont en effet les horaires du site OSCAR qui font foi.

Il s'avère que suite à une plainte de riverain(s) grincheux reprochant aux autocars de détériorer leur cadre de vie (**), la portion de la rue de Paris entre l'avenue de l'Atlantique et l'avenue de Verdun (environ 90 mètres)  leur a été interdite par M. le Maire, les obligeant ainsi à se dérouter par le boulevard Pouget jusqu'à la rue J. Monnet avec retour par le boulevard de la Mer pour desservir l'arrêt Thalasso-Base sud (voir schéma) ! Soit un rallongement de près d'un kilomètre pouvant se traduire par un retard de plusieurs minutes en cas d'encombrements sur le front de mer, conduisant ainsi le Conseil à supprimer la desserte Thalasso pour les services soumis à des contraintes d'horaires spécifiques, scolaires notamment. Problème : certains de ces services ne disposent pas de navette de substitution, particulièrement du lundi au vendredi en période scolaire (exemple, pour le départ d'Etaples à 17h05).

Il ne reste plus maintenant qu'à attendre que d'autres grincheux citoyens, arguant de l'exemple ci-dessus, se manifestent à leur tour pour demander d'interdire le passage aux autocars en d'autres points de la ville (***).

Une suggestion à l'intention de M. le Maire : sachant que pour nombre de visiteurs au Touquet, les week-ends commencent dès leur arrivée en gare d'Etaples le vendredi après-midi, pourquoi ne pas élargir le service week-end de la navette SNCF [samedi + dimanche toute l'année] au [vendredi après-midi + samedi + dimanche toute l'année] ?
Ce serait une manière de compenser au moins partiellement la dégradation de service décrite ci-dessus, laquelle ne semble pas vraiment propre à "faciliter l'accès à la station depuis la gare d'Etaples-Le Touquet" ni à "renforcer l'attractivité du territoire" (cf. site internet de la Ville).

 

 (*) Le site internet de la Ville indique à propos des nouveaux circuits de navettes "Ces modifications ont nécessité l’autorisation du Département et une totale coordination avec ses services". Totale vraiment ?

 (**) Ou d'introduire une insupportable intrusion prolétaire... ?

(***) Et tant qu'on y est, traiter de la même façon les camions de livraison, de déménagement et autres caravanes qui auraient l'audace de venir obscurcir, même fugacement, leurs fenêtres. On pourrait alors envisager d'interdire toute la ville aux véhicules lourds pour la ravitailler par voie aérienne. Mais dès lors, le bruit devenant insoutenable, il faudrait y remédier sans délai en interdisant les hélicoptères. Nous finirions ainsi approvisionnés par les corbeaux, pigeons et pingouins voyageurs au son harmonieux des oiseaux !

11/08/2014

Ville du Touquet : produits et charges de fonctionnement en 2013

Le Touquet, station balnéaire encore et toujours parmi les plus imposées et les plus dépensières de France dans sa catégorie.

Voici notre relevé annuel des produits et charges de fonctionnement de la ville du Touquet comparée à d'autres stations d'importance analogue, établi à partir des données disponibles sur les sites de l'INSEE et de la DGCL (Direction Générale des Collectivités Locales). Pour simplifier nous nous limitons cette année aux données 2013. Pour les années antérieures se reporter à la note de l'an dernier (voir note 2008 pour les détails de méthodologie).

L'étude porte comme précédemment sur une quarantaine de stations balnéaires comptant au moins 60% de résidences secondaires (plus quelques cas particuliers, d'intérêt local notamment). Ces stations, soumises à d'importantes variations saisonnières de populations, connaissent en effet des contraintes de gestion analogues.

D'autres stations pourraient certainement être rajoutées mais les tableaux sont déjà bien chargés (suggestions à nous transmettre ainsi que toute erreur qui, malgré nos vérifications, pourraient se glisser dans les montants).

 

Tableau des produits et charges (populations légales DGCL) : 2013 détaillé

Histogramme des montants généraux (milliers d'euros) :  2013

Histogramme des montants par habitant (euros) :   2013

 

Quelques remarques :

Pas de gros changements par rapport à 2012. Pour les produits d'impôts locaux (taxe d'habitation + foncier bâti et non bâti), le Touquet avec 18.123 K€ se classe comme l'an dernier 3° derrière La Baule (22.986 K€) et Ste Maxime (22.403 K€), aux populations pourtant largement supérieures. Mais ramené à l'impôt par habitant permanent (population légale), le Touquet se classe avec 3.733 €, loin devant St Tropez (2.514 €) et Cabourg (2.091 €). Comme on pouvait s'y attendre, la population légale de 4.855 habitants retenue en 2013 par le Ministère des Finances (au lieu de 5.149 habitants en 2012) accroît encore le différentiel entre ce montant de 3.733 € et celui de la moyenne de la strate 5 à laquelle appartient désormais la ville (au lieu de 6 auparavant), soit 407 €. [*]

Pour les produits cumulés (impôts locaux + autres impôts + DGF), le Touquet est "seulement" 5° avec 24.137 K€ derrière La Baule, Ste Maxime, Arcachon et St Tropez mais se classe 3° en produits par habitant permanent avec 4.972 € derrière St Tropez et Deauville, comme l'an dernier. En colonne "Tous produits" par contre, total général de l'ensemble des produits de fonctionnement, le Touquet passe en 2° place avec 6.940 € derrière St Tropez avec 7.506 €.

Pour les charges de fonctionnement totales, le Touquet est 2° avec 32.905 K€ derrière Ste Maxime et devant La Baule et 1° en charges par habitant avec 6.777 €, devant St-Tropez et Deauville, soit un cran de mieux (dans le mauvais sens) que l'an dernier. [**]
Pour les charges de personnel, la ville se classe comme d'habitude 1ère avec 18.198 K€, nettement devant Arcachon et Ste Maxime, aux populations pourtant largement supérieures. Même constat pour les charges de personnel par habitant permanent avec 3.748 €, devant cette fois-ci St Tropez et Deauville.

NB. Les deux premières places du Touquet, l'impôt par habitant permanent et les charges de personnel par habitant permanent, sont "permanentes" depuis déjà plusieurs années (cf. tableaux anciens 2005, 2006, 2007 et 2008) .


Tableau des produits et charges (populations fiscales DGCL) :

Le critère de population légale, c'est à dire permanente, pouvant être jugé assez peu représentatif des situations réelles tout au long de l'année, voici un tableau 2013 détaillé "fiscal", comme ci-dessus mais établi en fonction des populations fiscales indiquées par la DGCL, c'est à dire approximativement les populations permanentes augmentées d'un habitant par résidence secondaire (les chiffres DGCL les plus récents sont ceux de 2010 et ne sont plus modifiés depuis).

Conclusion. A l'examen, si pour l'ensemble des stations les montants des produits et charges en €/habitant diminuent logiquement en fonction des nombres d'habitants recalculés, les différences de classement par contre évoluent peu. Le Touquet notamment avec 13.458 habitants "fiscaux" au lieu de 4.856 habitants "légaux" conserve son rang dans toutes les colonnes sauf en charges de personnel par habitant, passant de la première place (3.748 €) à la seconde (1.352 €) derrière St Tropez et devant Deauville.

Pour une évaluation encore plus précise, on pourrait recalculer avec un nombre double ou triple d'habitants par résidence secondaire de façon à mieux simuler la population "moyenne" sur l'année entière. Il faudrait d'ailleurs se baser sur les chiffres INSEE des résidences secondaires puisque la DGCL ne publie plus de chiffres "potentiel fiscal" postérieurs à 2010.

 

[*] Plus précisément, l'écart est à présent de 3733/407 = 9,17 au lieu de 3415/437 = 7,81 en 2012. 
[**] Encore un effet de la diminution de population permanente.

 

08/08/2014

Ligne de bus Colvert 513 et informations aux usagers (ter)

Suite du feuilleton. La note précédente (ci-dessous) signalait le déplacement de la borne Thalasso sur le côté opposé, avenue Pouget (photo). Problème : la fiche horaire qui l’équipe étant rédigée à seule destination de Berck comme semble l’indiquer la mention ambiguë ARRET: BERCK GARE ROUTIERE, on ne voit pas ce qui est prévu en sens inverse vers Etaples.

Pour essayer de comprendre, il faut alors :

1)      emprunter un autocar de la ligne 513 au départ d’Etaples vers Berck

2)      lire une affichette apposée à l’avant du véhicule (il faut chercher !) indiquant qu’au 24 juillet 2014 l’ancien arrêt Marché Couvert, renommé Mairie-Eglise, n’est plus desservi et reporté bd Daloz  à une centaine de mètres, l’ancien arrêt Thalasso étant, lui, reporté bd Pouget (c’est à dire sur l’avenue en face)

3)      passer par l’arrêt Thalasso pour découvrir le nouveau circuit :  av. de l’Atlantique - rue de Paris – av. de Verdun - bd Pouget - av. de l’Atlantique (voir schémas)

4)      téléphoner à la compagnie de cars Caron pour un complément d’information (les chauffeurs ne paraissant pas tous au courant).

On apprend alors que le nouveau parcours s’applique aussi bien dans le sens Etaples-Berck que dans le sens Berck-Etaples. C’est un peu compliqué (un véhicule mal garé aux intersections peut gêner le passage des autocars, exemple) mais il faut malgré tout saluer cette nouvelle disposition qui, tout en préservant la desserte dans les deux sens du secteur Base sud-Thalasso élimine le problème du passage par la place du Marché et l’alternance de circuit en fonction des jours (et heures) de marché, source d’erreurs et de confusions. De plus, le service fonctionne désormais toute l’année, sans la suspension estivale (juillet/août) appliquée depuis quelques saisons, ce qui est un progrès.

Il est néanmoins nécessaire de compléter la borne Thalasso par une 2° affiche d'horaires vers Etaples, sous peine de voir l'arrêt déserté par les utilisateurs allant dans cette direction [*]. Le manque de bornes d’arrêt ou d’informations sur les bornes existantes se remarque d'ailleurs à d'autres emplacements, ce qui amène régulièrement des voyageurs à attendre du « mauvais » côté des voies (arrêts Blanche-Neige et Eglise par exemple). Sans parler de l'affiche « Tour de France » toujours présente place de la gare à Etaples plus d'un mois après l'évènement !

[*] Sa desserte régulière  n’est apparemment pas encore au point puisque des absences de passage ont été constatées, les 8 et 9 août par exemple. Très gênant pour les voyageurs devant prendre un train en gare d’Etaples !

Additif en date du 27 septembre

Nos remarques ont été entendues. La borne Thalasso dispose désormais d'une 2° affiche horaire vers Etaples et la borne Eglise (ou Mairie) est débarassée de sa 3° affiche divergente.

 

 

15/07/2014

Ligne de bus Colvert 513 et information aux usagers (bis)

La note récente du 03/05/2014 sur le sujet en titre rendait compte d'une certaine carence d'information concernant les horaires et les points d'arrêts des cars de la ligne 513 Berck-Le Touquet-Etaples-Boulogne (et vice versa). La situation s'est-elle améliorée depuis ? Réponse : non, elle est même pire, du moins au Touquet !

En effet, suite à l'abandon projeté (?) des arrêts Marché Couvert et Thalasso (sans préavis et sans la moindre concertation avec les usagers) on aurait pu s'attendre à la mise en place d'au moins un minimum d'information à ce sujet. Or que constate-t-on sur le terrain ? Les bornes d'arrêt ("sucettes") des arrêts concernés ont été purement et simplement supprimées, comme sciées à la base, sans qu'aucun avertissement ne vienne prendre leur place. Les cars continuent toutefois à emprunter le même circuit en s'arrêtant éventuellement aux arrêts disparus pour accueillir les usagers présents (usagers réguliers bien entendu, ces arrêts étant désormais inconnus des touristes et voyageurs occasionnels, pourtant nombreux en été). Notons en passant que ce circuit était depuis quelques années neutralisé en juillet/août, soi-disant pour cause d'encombrements estivaux en ville. Il faut croire que ces embarras ne sont pas aussi gênants que celà !

Apparemment, l'ancien circuit resterait en place pour un temps indéterminé avant d'être abandonné au profit d'un trajet plus direct par le boulevard Daloz. En échange de quoi, un superbe abribus tout neuf vient d'être installé bd Daloz dans le sens le Touquet-Berck devant l'église Jeanne d'Arc avec l'appelation Marché Couvert (!) mais sans rappel "sucette" sur le trottoir d'en face, sens Touquet-Etaples.

Cette refonte du circuit aurait-elle quelque chose à voir avec notre courrier du 23 avril à l'intention du Conseil Général ? Si oui, on ne peut qu'admirer la célérité avec laquelle le Conseil a résolu le problème - en l'éliminant tout simplement ! Quel bon moyen aussi de mettre en cause l'utilité d'un arrêt (Thalasso par exemple) que de faire disparaître sa marque d'identité et donc de faire baisser ses statistiques de fréquentation !

Remarque. On observe que la borne Thalasso "base sud" a été déplacée sur le côté opposé de l'avenue mais on ne comprend pas très bien si elle est censée servir en direction d'Etaples.

On observe par ailleurs que les chauffeurs de cars ne paraissent pas détenir d'instructions très précises pour la montée des voyageurs. C'est ainsi que les usagers souhaitant se rendre en gare d'Etaples (ils sont nombreux) et se portant à présent, en raison du flou ambiant, non pas vers le marché couvert mais vers  l'église, point de passage obligé des cars, risquent d'être surpris, certains chauffeurs refusant - ou faisant mine de refuser - toute montée à cet endroit lorsqu'ils viennent du Marché couvert. Un de nos adhérents faisait partie d'un des deux groupes de voyageurs qui attendaient, chacun de leur côté, aux 2 endroits le matin du 15 juillet, lendemain de fête nationale. Il peut témoigner de la confusion qui régnait, ainsi que des noms d'oiseaux qui voletaient à propos du Conseil Général et de la compagnie de transport !

En résumé, Monsieur le Président du Conseil Général, il y a le bazar au Touquet sur la ligne 513. Vivement le service complémentaire par navettes que la ville souhaite mettre en place cet été pour desservir la gare SNCF (voir le PV du conseil municipal du 16 juin [taille 10 Mo] pages 49 et suivantes). Mais au fait, M. le Président, où en est le feu vert que vos services sont censés donner à la ville pour le démarrage dudit service ? Va-t-il falloir attendre l'année prochaine pour activer cette initiative a priori fort intéressante ? Rappelons que les billets SNCF portent toujours la mention de destination ETAPLES-LE TOUQUET. M. le Député-Maire pourrait à juste titre s'inquiéter de voir un jour cette appellation abandonnée au profit de la mention "ETAPLES" seule...

PS. Pour faire bonne mesure, l'affiche horaire vers Boulogne du nouvel abribus bd Daloz comporte des erreurs, par exemple 9h46 au lieu de 10h03 (horaire indiqué sur le site Colvert du Conseil Général). De plus, en direction inverse vers Berck, il y a deux affiches comportant chacune des horaires en partie différents. C'est clair comme de l'eau de roche... après un gros orage !

03/05/2014

Ligne de bus Colvert 513 et information aux usagers

Suite à la perturbation d’un service de cars entre le Touquet et Etaples le 22 avril 2014 – non desserte d’un arrêt en ville - nous avions écrit au Conseil Général pour déplorer l’absence d’une  information aux usagers (affichage) qui aurait permis d’éviter l’incident.

Si une telle information est bien visible à présent aux arrêts concernés (place du Marché et Thalasso), sa pertinence pose problème. Il est indiqué en effet qu’en raison de "travaux" rue J. Monnet et bd Daloz, les arrêts concernés ne sont plus desservis jusqu’au 31 mai (photo).

Or s’il y a bien des travaux bd. Daloz, il n’y en a pas rue Monnet. Pourtant les bus continuent à circuler normalement bd. Daloz et ne circulent pas rue Monnet, ce qui paraît contraire à toute logique. Renseignements pris auprès des services techniques municipaux, aucun chantier n’est en cours ou prévu rue Monnet. Le problème se situerait plutôt à l’intersection Daloz/Monnet, les travaux à cet endroit créant apparemment une gêne au changement de direction des autocars.

Sur place, on voit en effet une petite portion de chaussée en attente de finition à l’entrée de la rue Monnet (cerclée de rouge sur la photo). S’il s’agit bien là du problème, c’est donc qu’il faut un mois entier pour le régler puisque la place du Marché est hors circuit jusqu’au "31 mai". Les services de voirie de la ville apprécieront cet hommage rendu à leur diligence ! La photo montre par ailleurs l’avancée du trottoir gauche empiétant sur la chaussée, ce qui restreint d’autant la largeur d’entrée de la rue Monnet et complique le virage des autocars à cet endroit. Nous avions dénoncé en son temps cette singularité d’agencement (voir note du 18/12/2006).

Autre curiosité : l’arrêt remplaçant celui de la place du Marché est situé devant l’Eglise. Or, de tous les arrêts existants sur le territoire de la commune, c’est quasiment le seul qui soit dépourvu de borne d’arrêt. De plus, le marquage au sol est effacé depuis bientôt trois ans (cf. photo prise en 2011). Cet arrêt n’est donc connu que des seuls habitués. Il n’est pas certain que les nouveaux usagers ou voyageurs soient satisfaits d’une telle absence de signalétique !

Autre bizarrerie enfin. Si la borne d’arrêt en gare d’Etaples (ce n’est pas la seule) signale bien la déviation de circuit au Touquet (photo), on ne peut qu’admirer la pertinence de la date et du motif indiqués, à moins que, pour une fois, l'on anticipe pour l'Enduro 2015 !

En conclusion, s’il est clair que l’information aux usagers continue à briller par son insuffisance, il est moins clair de situer les niveaux de responsabilité correspondants : le Conseil Général, la société de transports, les services municipaux ? Nous continuons à chercher…

19/04/2014

Questions/réponses des candidats aux élections municipales 2014

Suite à notre rencontre avec les habitants le 10 février 2014 (voir la note correspondante), nous avions établi une grille récapitulative des questions recueillies, transmise le 15 février à l'ensemble des candidats aux élections municipales de la ville du Touquet et des communes de la CCMTO afin de connaître leurs positionnements respectifs.

Si au 15 mars les réponses des trois candidats touquettois nous sont bien parvenues (qu'ils en soient ici remerciés), en revanche nous n'avons rien reçu des candidats des 14 autres communes. Néanmoins, les élections étant à présent du domaine du passé, voici à titre d'information (et, qui sait, de référence pour l'avenir) une suite de tableaux comparatifs reprenant les questions posées et les réponses plus ou moins détaillées reçues, classées par centres d'intérêt, dans l'ordre de réception (questions en noir, réponses en bleu).

DOSSIERS INTERESSANT PLUS GENERALEMENT LA CCMTO

INDICATEURS ECONOMIQUES - COMMUNAUTE DE COMMUNES

EMPLOI / LOGEMENT / POPULATION PERMANENTE

DEPLACEMENTS - TRANSPORTS

TRI SELECTIF

OPALOPOLIS - CUMUL DES MANDATS

CONCERTATION

ENSEMBLE DES DOCUMENTS CI-DESSUS

DOSSIERS INTERESSANT PLUS SPECIALEMENT LA VILLE DU TOUQUET

SERVICES PUBLICS - SERVICES DE SANTE

PLAN "LUTTE CONTRE INONDATIONS"

URBANISME - PLACE QUENTOVIC

CIRCULATIONS / STATIONNEMENT

ESPACE NOUVEAU SIECLE - ENDUROPALE - PORT TOUQUET

ENSEMBLE DES DOCUMENTS CI-DESSUS

 

Il est regrettable que les Candidats des 14 autres Communes de la Communauté de Communes  n’aient pas cru devoir répondre aux interrogations de leurs Concitoyens. Si l’on peut comprendre les difficultés au niveau des petites Communes, en regard des moyens dont elles disposent, on peut d’avantage s’interroger sur le silence des Communes mieux dotées en personnel. En tout état de cause, chacun aurait pu, à minima, manifester son intérêt, quitte à souligner son impossibilité de donner suite. A chacun d’apporter sa réponse, d’apprécier, de juger et de tirer ses propres conclusions. Les Citoyens méritaient mieux qu’un silence!

    En ce qui concerne les Candidats du Touquet Paris Plage, rappelons les termes de notre lettre d’envoi du 15 février 2014:  “N’étant pas adeptes de la formule « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent 
», il est bien entendu que chacune et chacun sauront s’en souvenir et vous le rappeler, le moment venu, si besoin venait à s’en faire sentir”. Sur le dossier “Concertation”, la vision du Maire du Touquet et à nouveau Président de la CCMTO, demeure trop sélective et restrictive. Les Citoyens ne sont en effet cités à aucun moment et demeurent écartés du processus démocratique. Nous avons encore beaucoup à faire en la matière et la force de persuasion des habitants sera nécessaire pour aboutir.
 

06/03/2014

Ville du Touquet : aménagement de la place Quentovic

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Pour une révision du projet ?


 

A tous les habitants concernés

Depuis  l’origine  du  dossier,  l’Association  s’est  investie  et  a  offert  aux  habitants  un  véritable  « droit  à  la parole », notamment en vous invitant le 21 avril 2012 à une Concertation ouverte et constructive. Nombreux sont ceux qui sont venus pour s’approprier ce dossier important. En prolongement nous avons dressé un  inventaire  de  la  réflexion  née  de  vos  interrogations,  réactions  et  suggestions.  Ce document reste à votre disposition. Nous en avons repris l'essentiel des avis et suggestions dans ce courrier du 21 avril 2012 adressé à Monsieur le Maire.
Les Elections Municipales de mars représentent  un  moment  fort  pour  intervenir  et  conduire  chaque candidat à intégrer vos demandes. Nous savons, pour la majorité d’entre vous, le souhait de « conserver l’esprit de cette  place »que nous avons souligné dans notre courrier du 18 mars 2013 à Monsieur le  Maire : « Conserver l’originalité de cette Place qui marque toute une époque de la Ville ». Dans un questionnaire adressé aux candidats le 14 février 2014, nous avons rappelé cette démarche sous la forme : « Faut-il confirmer ce projet et comment ne pas dénaturer un espace ouvert sur la ville, la forêt et la mer ? ».
Aujourd’hui,  c’est  pour  chacun  l’occasion  de  faire  prévaloir  cette  volonté  commune  et  nous  vous  invitons  à nous rejoindre. L’engagement du plus grand nombre sera le gage de la réussite et vous pouvez bien entendu signer la pétition rédigée à cet effet, nous joindre par téléphone, et convenir éventuellement d’un rendez-vous.

En vous assurant de nos meilleurs sentiments.

Pour le Collectif Citoyen Mer et Terres d’Opale
Jean-Claude NEBOUT – Président

 

NB. La pétition "papier" est diffusée en ville. Vous pouvez aussi imprimer cet extrait, le compléter à la main et l'envoyer à notre siège (27 rue Léon Garet 62520 Le Touquet) ou encore compléter cet autre extrait à l'écran (format Word) et nous le transmettre en PJ  par courriel (même adresse que "Nous joindre" en marge gauche).

03/02/2014

Réunion publique, invitation

Réunion en vue de rassembler les demandes des touquettois et habitants de la Communauté de Communes
et les porter à la connaissance des candidats aux prochaines élections municipales.

  Cliquer pour agrandir 

Invitationa.jpg

Date.gif

 

 

 

NB. Il ne s'agit pas de débattre sur les dossiers mais de bien comprendre les préoccupations des habitants du Touquet et des communes avoisinantes de façon à les traduire fidèlement pour les communiquer aux candidats (pour assurer la neutralité de cette démarche, leur présence à la réunion n'est pas souhaitée).

29/11/2013

L'insécurité au Touquet, nouveaux chiffres

Couverture.jpgLe magazine L'Express vient de publier un dossier général sur l'insécurité en France (voir ici) similaire à un dossier du Nouvel Observateur sur le même sujet, paru en novembre 2010, auquel nous avions réagi à l'époque par cette note du 05/03/2011. Or le dossier de l'Express place à nouveau la ville du Touquet aux premiers rangs de l'insécurité. En reprenant ces chiffres et en les replaçant dans notre contexte habituel de comparaison "stations balnéaires d'importance analogue", on obtient le tableau suivant (cliquer pour agrandir) :

Délinquance 2012.gif

La source originelle de ces chiffres est le rapport "Criminalité et délinquance constatées en France - Année 2012" publié en août 2013 par le Ministère de l'Intérieur et consultable sur le site de la Documentation Française ici. Dans le tableau, les moins bien classés dans chaque catégorie sont en rouge, les meilleurs d'entre eux (c'est à dire les plus mauvais, ex aequo compris) étant soulignés. Mais comme l'indique le magazine, "Ces statistiques ne reflètent pas la délinquance réellement vécue par les citoyens mais seulement celle qui est enregistrée par les services de police et de gendarmerie".
NB. La liste détaillée des faits de délinquance touquettois se trouve en page 280 du rapport.

On voit qu'au plan restreint du tableau, Le Touquet se classe en tête pour les faits de violence aux personnes (388° au plan national avec 18,5 faits pour 1000 habitants), en tête aussi pour les atteintes aux biens (408° au plan national avec 106,1 vols ou préjudices pour 1000 habitants) et au troisième rang pour les cambriolages (387° au plan national avec 10,46 "visites" pour 1000 habitants). La ville serait même championne au plan national, 408° sur 408, en ce qui concerne les atteintes aux biens (cf. page 68 du magazine).

Que penser de ces classements, propres au magazine car ils ne figurent pas dans le rapport du Ministère ? Sachant qu'ils sont basés, comme dans le dossier du Nouvel Obs en 2010, sur les seules populations permanentes (date de recensement non précisée) et non sur des populations annuelles moyennes, plus représentatives de la fréquentation des stations balnéaires, les restrictions énoncées dans la note susmentionnée restent valables, ce qui peut minorer fortement les résultats. Par exemple, en retenant le critère administratif "population fiscale", soit [nombre d'habitants permanents + 1 habitant par résidence secondaire] et le chiffre INSEE de 9.487 résidences secondaires, le nombre d'atteintes aux biens par millier d'habitants pour le Touquet en 2012 passe de 106,1 (soit 477 / 4,495) à 34,12 (soit 477 / (4,495 + 9,487)). Pour être cohérent et complet, il faudrait faire le même calcul pour toutes les communes concernées.  Nous y réfléchissons...

Signe encourageant, en consultant les mêmes statistiques pour 2010 et 2011, on voit que les atteintes aux biens sont en régression : 740 en 2010, 609 en 2011 et 477 en 2012. On note aussi qu'au chapitre violences physiques, le nombre de règlements de comptes entre malfaiteurs est égal à zéro. Les optimistes diront C'est déjà ça ! Les sceptiques toutefois se gratteront la tête en observant, page 335, que ce même nombre à Marseille est aussi égal à zéro !

11/08/2013

Ville du Touquet : produits et charges de fonctionnement de 2009 à 2012

Le Touquet, station balnéaire toujours parmi les plus imposées et les plus dépensières de France dans sa catégorie.

Quels ont été les produits et charges de fonctionnement de la ville du Touquet de 2009 à 2012 comparée à d'autres stations d'importance analogue ? Voici les versions actualisées de nos tableaux habituels (voir note 2008 pour les détails de méthodologie), tableaux dressés à partir des données disponibles sur les sites de l'INSEE et de la DGCL (Direction Générale des Collectivités Locales).

L'étude porte comme précédemment sur une quarantaine de stations balnéaires comptant au moins 60% de résidences secondaires (plus quelques cas particuliers, d'intérêt local notamment). Ces stations, soumises à d'importantes variations saisonnières de populations, connaissent en effet des contraintes de gestion analogues.

D'autres stations pourraient certainement être rajoutées mais les tableaux sont déjà bien chargés (suggestions à nous transmettre ainsi que toute erreur qui, malgré nos vérifications, pourraient se glisser dans les montants).

 

Tableaux des produits et charges (populations légales DGCL) :

2009 détaillé   2010 détaillé   2011 détaillé   2012 détaillé

Histogrammes des montants généraux (milliers d'euros) : 2009  2010  2011  2012

Histogrammes des montants par habitant (euros) : 2009  2010  2011  2012


Quelques remarques :

Pour les produits d'impôts locaux (taxe d'habitation + foncier bâti et non bâti), le Touquet avec 17.582 K€ se classe comme l'an dernier 3° derrière La Baule (21.982 K€) et Sainte Maxime (21.256 K€), aux populations pourtant largement supérieures. Mais ramené à l'impôt par habitant permanent (population légale), le Touquet se classe avec 3.415 €, loin devant St Tropez (2.189 €) et Le Barcarès (1.949 €), comme l'an dernier. Et encore, en retenant la population légale de 5.149 habitants indiquée par la DGCL alors que chacun sait que le chiffre actuel est largement au-dessous de 5.000. On peut donc s'attendre l'année prochaine à des écarts encore plus significatifs.
Pour les produits cumulés (impôts locaux + autres impôts + DGF), le Touquet est "seulement" 5° avec 24.109 K€ derrière La Baule, Ste Maxime, St Tropez et Arcachon mais se classe 3° en produits par habitant permanent avec 4.682 € derrière St Tropez et Deauville, comme l'an dernier. Le même différentiel s'observe dans la colonne "Tous produits", total général de l'ensemble des produits de fonctionnement.

Pour les charges de fonctionnement totales, si le Touquet est 3° avec 33.583 K€ derrière St Tropez et Ste Maxime, en matière de charges par habitant permanent la ville passe en 2° position avec 6.522 € derrière St-Tropez et devant Deauville, soit un cran de mieux (dans le mauvais sens) que l'an dernier.
Pour les charges de personnel, la ville se classe comme d'habitude 1ère avec 18.009 K€, nettement devant Arcachon et La Baule, aux populations pourtant largement supérieures. Même constat pour les charges de personnel par habitant permanent avec 3.498 €, devant cette fois-ci St Tropez et Deauville.

NB. Les deux premières places du Touquet, l'impôt par habitant permanent et les charges de personnel par habitant permanent, sont "permanentes" depuis déjà plusieurs années (cf. tableaux anciens 2005, 2006, 2007 et 2008) .


Tableau des produits et charges (populations fiscales DGCL) :

Le critère de population légale, c'est à dire permanente, pouvant être jugé assez peu représentatif des situations réelles tout au long de l'année, voici un tableau 2012 détaillé "fiscal", comme ci-dessus mais établi en fonction des populations fiscales indiquées par la DGCL, c'est à dire des populations permanentes augmentées d'un habitant par résidence secondaire (les chiffres DGCL les plus récents sont ceux de 2010).

Conclusion. A l'examen, si pour l'ensemble des stations les montants des produits et charges en €/habitant diminuent logiquement en fonction des nombres d'habitants recalculés, les différences de classement par contre évoluent peu. Le Touquet notamment avec 13.458 habitants "fiscaux" au lieu de 5.149 habitants "légaux" conserve son rang dans toutes les colonnes sauf en charges de personnel par habitant, passant de la première place (3.498 €) à la seconde (1.338 €) derrière St Tropez et devant Deauville.

Pour une évaluation encore plus précise (?), on pourrait recalculer avec un nombre double ou triple d'habitants par résidence secondaire de façon à représenter de plus près la population "moyenne" sur l'année entière. Mais des divergences d'interprétation risquant d'apparaître, nous nous en tiendrons là pour le moment. Bien noter toutefois que ce mode de calcul "fiscal" s'applique de façon égale à l'ensemble des stations.


L'an dernier, nous avions argumenté avec M. le Maire à propos du niveau des impôts, trop élevés en regard des services rendus à la population. Nous nous sommes abstenus de réintervenir cette année, ne doutant pas que les réponses seraient de la même veine (pour un rappel de nos positions réciproques, se reporter à la note de l'an dernier).  Notons toutefois que le prédécesseur de l'actuel occupant du fauteuil majoral nous avait, il y a quelques années déjà, déclaré dans son bureau de l'Hôtel de ville "Ceux qui estiment payer trop d'impôts n'ont qu'à ne pas venir au Touquet" ! A défaut d'en conclure que  "Plus ça change, plus c'est la même chose", cela nous permet de placer cette recommandation de l'empereur Vespasien à ses préfets : "Boni pastoris est tondere pecus, non deglubere - Le bon pasteur tond ses brebis, il ne les écorche pas(merci Wikipedia).

25/07/2013

Internet Wi-fi au Touquet, pas génial !

Les numéros Juillet-Août 2011 et Nov-Décembre 2012 du magazine municipal LE TOUQUET INFOS avaient évoqué la création de zones d’accès Internet Wi-fi gratuites en ville ("hot spots"), situées à proximité de la Médiathèque et de la place du Centenaire.

Excellente initiative, sauf que nombre d’usagers ont été surpris cet été par les contraintes d’utilisation mises en place qui viennent sérieusement restreindre la liberté d’accès.

a)- A la Médiathèque, l’accès, auparavant libre et illimité, est désormais soumis à inscription préalable sur place (donc aux heures d’ouverture) avec présentation d’une carte d’identité et attribution d’un identifiant et d’un mot de passe. De plus, le temps d’accès est limité à une heure par jour, tant pour les utilisateurs des postes fixes disponibles dans les locaux que pour les internautes munis de leur propre ordinateur portable, présents à l’intérieur pendants les horaires d’ouverture ou à l’extérieur pendant les périodes de fermeture.

Motifs invoqués : application de la loi contre le terrorisme, dite «loi Sarkozy» et engorgement des réseaux, le traffic avoisinerait parfois les 300 connexions simultanées. Comme on a rarement vu sur place plus d’une demi douzaine d’utilisateurs occupés en même temps, il faudrait imaginer que les 294 autres sont disséminés à la même heure dans les villas, immeubles, hôtels et autres espaces avoisinants. Difficile à croire ! Si la puissance d'émission est à ce point pénalisante, pourquoi ne pas la diminuer ou la canaliser pour résoudre le problème ?

b)- Sur la place du Centenaire, le mode de connection est encore plus original et confidentiel. Il faut s’approcher au plus près (quelques mètres…) du panneau lumineux du petit golfeur (le "Caddy") et s’enregistrer en ligne en indiquant nom, adresse email et n° de portable, après quoi on récupère ses coordonnées de connexion, valables une heure là aussi, à condition de ne pas traîner, la récupération étant annulée au bout de 5 minutes ! Tant pis si le soleil rend l’écran de son appareil illisible ou si une averse soudaine oblige à battre en retraite sous un auvent voisin.

Conclusion. L’idée était bonne, dommage qu’elle n’ait pas tenu toutes ses promesses.

06/07/2013

Nouveaux circuits de navettes

medium_lettre.gifNous recevons le billet suivant d'un de nos adhérents - et estivant :

"On nous annonce un nouveau fonctionnement des navettes urbaines, les 3 navettes actuelles étant remplacées par un véhicule électrique circulant sur un circuit restreint «centre ville» et un véhicule thermique circulant sur un circuit nettement plus étendu «mer-forêt». Nous verrons ce que donne à l’usage cette organisation radicalement différente.
En attendant, ayant noté :
 - dans le numéro du mai-juin de Touquet Infos que le service démarrait le 1er juillet 2013
- dans la plaquette « plan de déplacement » disponible en mairie que les horaires de passage étaient indiqués aux arrêts des navettes
- à l’arrêt Thalasso que les horaires indiqués le week-end étaient 9h06, 10h06, 11h06, etc...
je me suis présenté à cet arrêt le samedi 6 juillet à 9h00. Aucune navette n’étant passée après un quart d’heure d’attente, j’ai essayé à nouveau à 10h. Toujours pas de navette. De retour (à pied) à l’hôtel de ville, personne à l’accueil n’étant au courant du problème, on m’a conseillé d’appeler l'office de tourisme où j'ai appris que le nouveau dispositif débutait seulement le 8 juillet.
Encore un exemple de bon service rendu ! Etait-ce si compliqué de poser un autocollant sur les panneaux d'arrêt pour éviter des attentes inutiles pendant la semaine de battement ?
Signé, un estivant agacé.
PS. On relève déjà une bizarrerie sur le grand circuit : pour aller de la base nord à la base sud, environ 2 km, il doit falloir une petite dizaine de minutes. Le trajet inverse par contre, base sud vers vers base nord, environ 8 km, doit bien demander une quarantaine de minutes. Deux poids, deux mesures !".

 

Précisions. En fait, comme l'indique le tableau des horaires de passage obligeamment affiché dans le bus - pardon, la navette -(mais pas sur les bornes d'arrêt...), si le trajet base nord n°20 vers Thalasso-base sud n°04 prend bien 10', le trajet inverse n°04 vers n°20 demande 50'. Il est vrai que pour se rendre par exemple du camping Stoneham n°05 à l'Hôtel de ville n°06, il ne faut que 4', ce qui laisse du temps pour faire ses courses au marché tout proche avant de reprendre le bus véhicule au même endroit une heure après. Problème : dans ce cas, il faut encore une heure pour revenir au camping ! Solution : reprendre à l'arrêt Centre/front de mer n°03, 50' après, ce qui laisse moins de temps pour les courses et rallonge le trajet à pied mais permet de rentrer une heure plus tôt. Rusé !

Correction. Les circuits ayant été revus et modifiés à partir du 1er août pour "tenir comptes des observations des touquettois" (Touquet Infos de juillet/août), celui de la "grande" navette mer et forêt a été complètement refondu. Du coup, nous avons adapté le commentaire initial (en grisé ci-dessus) au goût du jour, ce qui donne à présent le texte suivant :

Précisions. En fait, comme l'indique le nouveau tableau des horaires de passage obligeamment affiché dans le bus - pardon, la navette -(mais pas sur les bornes d'arrêt...), si le trajet base nord n° 9 vers Thalasso-base sud n° 14 prend bien 13', le trajet inverse n° 14 vers n° 9 demande 47'. Il est vrai que pour se rendre par exemple du camping Stoneham n° 15 à l'Hôtel de ville n° 16, il ne faut que 3', ce qui laisse du temps pour faire ses courses au marché tout proche avant de reprendre le bus véhicule au même endroit une heure après. Problème : dans ce cas, il faut encore une heure pour revenir au camping ! Solution : reprendre à l'arrêt Centre/front de mer n° 13, 52' après, ce qui laisse un peu moins de temps pour les courses et rallonge le trajet à pied mais permet de rentrer une heure plus tôt. Rusé !

Conclusion. Pour optimiser ses durées de trajet, on a intérêt à se munir, sinon de sa calculette, du moins du nouveau plan des circuits avec les nouveaux horaires. Noter aussi que les arrêts n° 7, 10, 11, 12, 13, 17 et 19 sont en "correspondance" avec la navette Coeur de ville, ce qui peut soit faciliter son parcours, soit le compliquer. A chacun de voir à l'usage...

Note mise à jour le 21.08.2013

08/05/2013

Du comportement migratoire des automobilistes...

... même quand ils ne roulent pas.

Stationnement payant-non payant.jpg
Comme le montre le document ci-contre (cliquer pour agrandir), il suffit qu'une voie soit classée en stationnement payant pour déclencher aussitôt une migration vers la voie non payante la plus proche, même si elle éloigne davantage du centre ville ou de la plage.

En fait, il s'agit d'une simple application de la formule de Bayes P(A/B) = P(B/A) x P(A) / P(B) (cf. Science & Vie n°1142) montrant, si A représente l'encombrement d'une voie et B la liberté de stationnement, que la probabilité qu'une voie soit encombrée sachant que son stationnement est libre est égale à la [probabilité que le stationnement soit libre sachant que la voie est encombrée] multipliée par la [probabilité que la voie soit encombrée] divisée par la [probabilité que le stationnement soit libre], autrement dit :

Prob. (voie encomb. / stat. libre) = prob. (stat. libre / voie encomb.) x prob. voie encomb. / prob. stat. libre

D'où la conjecture suivante :
La probabilité pour que les riverains d'une voie non payante réclament leur classement en zone payante de façon à pouvoir stationner à nouveau à proximité de leurs habitations, comme avant, n'est pas nulle.
Et son corollaire : le jour où toute la ville sera en stationnement payant, tout le monde sera content.
C'est mathématique ! Mais peu probable...

30/04/2013

Nouvelle salle de spectacles : quelle rentabilité ?

La nouvelle salle de spectacles du Palais des Congrès qui doit voir le jour à partir de 2016 et dont l'analyse économique et financière a fait l'objet d'un large exposé à l'occasion du conseil municipal du 15 octobre 2012 (cf. PV partie 2 et  PV partie 3) est, comme chacun le sait, source de controverses, liées notamment à son utilité réelle et au risque financier qu'elle présente en cas d'insuffisance d'utilisation.

Ces craintes peuvent être illustrées par le petit calcul très simple suivant, basé sur le maximum théorique d'occupation de la nouvelle salle dans sa configuration de 1.200 places assises OU 1.500 places debout (et non 1.500 places DONT 300 debout comme cela a été un moment supposé).

En admettant un loyer annuel de 2.2 M€ (pendant 20 ans, cf. Echos du Touquet), il faudrait pour l’amortir au moyen de la seule billetterie que chacune des 1.500 places debout rapporte chaque année 2.200.00 / 1.500 = 1.467 €. En supposant un (grand) spectacle par semaine (on peut rêver), cela met le prix moyen d’une place debout à 1.467 / 52 = 28 € avec chaque fois salle comble et zéro invitations gratuites. Le même calcul en places assises devient 2.200.00 / 1.200 / 52 = 35 €. En supposant un grand spectacle par quinzaine (en rêvant un peu moins), les prix doublent : 56 et 70 € respectivement.

Tout ceci bien entendu sans compter les frais de personnel et de fonctionnement courant.

Les "espoirs" de M. le Maire de réduction des loyers, 7 à 9 M€ en recettes annexes et subventions (on peut rêver encore), soit 350 à 450 K€ de moins par an sur 20 ans (15 à 20%), n'y feront pas grand chose, la fourchette 28 - 70 € ci-dessus passant alors à 22 - 56 € au mieux, salle comble et 100% payante à chaque fois, rappelons-le.

Conclusion : de tels remplissages et de tels tarifs étant irréalistes, il ne faut pas compter sur les seules rentrées de spectateurs pour assurer l'équilibre financier de la nouvelle salle !


Pour une information plus complète sur le projet d'extension du Palais des Congrès, on peut se reporter à l'avis de la MAPPP (Mission d'Appui aux Partenariats Public Privé) tel qu'il a été publié dans le PV du 15 octobre (document de 4,5 Meg) : analyses juridique et comparative, coûts financiers et de montage, identification des risques...

NB. L'avis de la MAPPP indique "L'annuité relative au loyer immobilier brut sera constante sur 17 ans" (vingtième page). En retenant cette durée au lieu de celle de 20 ans, cela ne change pas grand chose aux "espoirs" ci-dessus : environ 400 à 500 K€ de moins par an.

Signification des différents sigles employés dans l'avis de la MAPPP
AMO  Assistance à maîtrise d'ouvrage
BEA   Bail emphytéotique administratif
CMP  Code des marchés publics
CP    Contrat de partenariat
CREM Marché de conception de réalisation et d'exploitation ou maintenance
EPA  Etablissement public administratif
EPIC Etablissement public industriel et commercial
GER  Gros entretien renouvellement
MOP  Mission de maîtrise d'oeuvre
REM  Marché de réalisation et d'exploitation ou maintenance
TPPT Touquet Paris Plage Tourisme
VAN  Valeur actuelle nette
VEFA Vente en état futur d'achèvement

(Pour une définition plus complète de ces sigles et d'autres voir ce glossaire sur le site du Sénat).

14/03/2013

Hiver exécrable dans le Pas de Calais... sauf au Touquet ?

Pour ceux qui l'ignoreraient encore et comme l'indique ce lien en marge gauche Webcams du Touquet, trois webcams haute définition fonctionnent en permanence en divers points stratégiques de la ville : la base Sud, la base Nord et le Lycée hôtelier.

Personne par contre n'ignore les aleas climatiques et les cortèges de perturbations et d'épreuves qui viennent de frapper le pays et spécialement la région Nord-Pas de Calais.

Personne ? Les touquettois peuvent légitimement se poser la question car n'était-ce la température un peu fraîche, ils auraient pu se croire déjà au printemps. En effet, une exploration rapide de l'historique des images enregistrées montre qu'un soleil (presque) radieux dispensait ses rayons bienfaiteurs sur la ville tandis que des territoires voisins grelottaient, immobiles et figés sous la neige.  Voici 3 clichés successifs pris aux environs de 13 heures. En cherchant bien, on voit bien un peu de neige sur le muret à droite, le mardi 12. Mais le jeudi 14, elle a disparu.

2013_0312_130000 .jpg

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 Cliquer pour agrandir

Qui a dit que le temps était toujours gris sur la Côte d'Opale ? 

 

17/02/2013

Comparatif populations : habitants permanents et résidents secondaires

Evolution.gifLa baisse continue de la population touquettoise étant source d'inquiétudes (exemple), nous avons cherché à situer ce problème dans un contexte plus global en appliquant les statistiques de population de l'INSEE (en ligne ici) à notre panier habituel d'une quarantaine de stations balnéaires sur la période quinquennale 2006-2010 (2011 n'est pas encore disponible), d'où ce tableau et ce graphique des populations d'habitants permanents (populations légales).

Les baisses les plus importantes entre 2006 et 2010 (colonne Ecart 2010-2006) sont celles de St Tropez, le Touquet et Arcachon, respectivement -19%, -15% et -10%. Les hausses les plus notables sont celles de Brétignolles, Leucate et Gruissan, 20%, 18% et 10% respectivement. On voit que la ville du Touquet se range de nouveau dans le peloton de tête des stations les plus marquantes, cette fois-ci en perte d'habitants permanents !

Ces résultats sont-ils modifiés si on les prend aussi en compte les habitants non permanents, très nombreux au Touquet : 78,1 % de résidences secondaires selon l'INSEE en 2009 ? [*]  ?

Voici le même tableau augmenté des nombres de résidences secondaires entre 2006 et 2009 avec leur % d'augmentation ou de diminution en 2009 par rapport à 2006. On y observe une majorité d'écarts à un chiffre (-6 à +9 dont +4 pour le Touquet) avec quelques écarts à 2 chiffres parfois surprenants : Etaples +56 % (mais le nombre de 94 en 2006 est modeste) ou Argelès sur Mer -39 %. Une curiosité pour Brétignolles : 20% d'habitants en plus et 20% de résidences en moins; y aurait-il un rapport de cause à effet ?

On pourrait se demander en effet si la baisse d'habitants permanents est compensée par une augmentation du nombre de résidents (et contribuables !) secondaires. L'INSEE n'exploitant pas encore ce critère mais seulement celui des résidences secondaires, une évaluation des résidents secondaires est possible en multipliant le nombre des résidences par 1, 2 ou 3 occupants suivant le critère souhaité : 1 habitant par RS (critère DGF) [**], 2 hab/RS (critère plus banal), 3 hab/RS (critère propre à la ville du Touquet pour définir sa population annuelle "moyenne").

Voici le tableau modifié comme décrit ci-dessus mais limité, pour simplifier, aux années 2006 à 2009 et au critère DGF (1 hab. par rés. secondaire). On voit que ce mode de calcul conserve les écarts les plus importants (Argelès, St Jean de Monts, Brétignolles) alors que le Touquet ne montre plus qu'un écart assez faible : -1,8% en population DGF au lieu de -15% en population légale. C'est le cas aussi pour St Tropez qui passe de -19% à -3,1%. De même, Leucate et Gruissan passent de +18% et +10% à des écarts nettement plus faibles. [***]

Conclusion. Une image précise des évolutions de populations doit tenir compte autant des résidents secondaires que des habitants permanents. Bien entendu, ce sont ceux-ci qui font "tourner la boutique" toute l'année, hiver comme été, mais ceux-là, souvent plus nombreux quoique moins présents, participent aussi au fonctionnement de la cité par leur redevances fiscales. Lesquelles, maigre consolation, ne souffrent guère d'imprécision, puisqu'elles augmentent régulièrement pour tous !

Il faut néanmoins souligner les incidences de la baisse de population permanente sur la vie "4 saisons" de la station touquettoise. Cette chute nuit au développement de la ville et du secteur, conduit au marasme grandissant du commerce local, se traduit par un phénomène de départs grandissant et contagieux. Une "ville morte" en dehors des fins de semaines et des vacances n'est guère propice à son développement et ne peut que conduire à une désertification grandissante.

 

[*]  Pourcentage calculé hors logements occasionnels et vacants; les statistiques résidences INSEE 2010 ne sont pas encore publiées.

[**] Art. L2334-2 du Code des collectivités locales. Critère voisin de la population à potentiel fiscal retenue par Bercy pour les comptes des communes.

[***] Pour les amateurs de chiffres, le tableau complet avec les 3 critères est ici.

04/02/2013

Procès-verbaux et comptes-rendu des conseils municipaux du Touquet

A l'exemple de nombre d'autres communes, la ville du Touquet met périodiquement en ligne sur son site officiel les PV et comptes-rendus des séances du conseil municipal. Le Code général des Collectivités territoriales n'en fixant guère la forme de rédaction ou les modalités de publication (à part un affichage en mairie sous huitaine) chacune des 36.700 communes françaises peut en déterminer librement l'aspect et le contenu. Nombreuses sont celles par conséquent qui se contentent d'un minimum syndical.

conseils municipaux,touquetLa ville du Touquet par contre est une des rares à publier, outre des comptes-rendus "sommaires", des procès-verbaux "verbatim", transcriptions mot à mot des interventions de chaque conseiller, majoritaire ou d'opposition. Il s'agit là d'un travail de rédaction considérable, d'où un délai parfois assez long entre la tenue d'un conseil et la publication du PV. Ces retranscriptions éclairent les délibérations en révélant les différences d'opinion ou mouvements d'humeur émaillant les débats. Leur lecture est donc instructive.

conseils municipaux,touquetEncore faut-il que celle-ci ne soit pas trop rébarbative. En effet, les documents mis en ligne ont de plus en plus tendance à prendre du poids (en mégaoctets) et à abandonner leur formatage en mode texte. Le poids des CR sommaires, généralement très inférieur à 1 Mo avant 2011, s'approche désormais des 10 Mo, les PV quant à eux totalisant plusieurs dizaines de Mo, voire 120 Mo pour le PV du 15 octobre 2012 (graphiques) au point de nécessiter un découpage en plusieurs parties distinctes (13 pour le PV du 15 octobre) ! D'où des temps d'accès laborieux et des complications de lecture. Plus gênant encore, l'abandon du mode texte empêche toute recherche de chaînes de caractères, ce qui oblige à un fastidieux balayage visuel. De fait, ces documents deviennent en grande partie impropres à toute prospection ultérieure.

Sauf à imaginer que ce soit le but recherché (!), il n'est pourtant pas difficile d'en réduire fortement le poids tout en permettant la recherche textuelle, comme dans cet exemple : transcription en mode texte + images de la partie 1/6 du PV du 10 décembre 2012 occupant 1,1 Mo au lieu de 8,2 Mo sur le site. Le mode texte est limité aux pages rédactionnelles 1 à 6, les documents annexes (extraits du registre des délibérations) conservant leur forme d'images de plus faible mais suffisante résolution [*]. Mais ceci implique, comme c'était généralement le cas avant 2011, que la mise en ligne des textes se fasse directement à partir des sources numériques et non à partir de photocopies.

Autre méthode : le découpage séquentiel pourrait être remplacé par une séparation du PV en deux parties 1- la partie rédactionnelle en mode texte  2- une ou plusieurs annexes en mode image. Les recherches textuelles éventuelles seraient donc limitées aux seuls documents rédactionnels, à condition que ceux-ci proviennent de sources numériques.

De façon générale, même en présence de documents plus complexes, photos, plans, tableaux, etc. exigeant une meilleure résolution, donc plus encombrants, le poids total d'un PV ne devrait que rarement dépasser les 10 Mo et celui d'un CR sommaire 1 Mo. Il nous paraît donc indispensable de revoir la mise en ligne des PV et CR des conseils municipaux pour qu'ils puissent bénéficier des mêmes facilités de lecture et de recherche que les bulletins municipaux.

 

[*] Dans cet exemple, les pages rédactionnelles sont regénérées par reconnaissance optique OCR depuis les images-textes mises en ligne. Les documents annexes sont repris en l'état et subissent de ce fait une seconde atténuation.


Additif en date du 10 février

conseils municipaux,touquetComme le montre ce cliché pris le 9 février (cliquer), les dimensions modestes du tableau d'affichage censé recevoir sous le porche d'entrée en mairie les comptes-rendus des séances de conseil ("sous huitaine", art. L2121-25 du CGCT) ne permettent d'en prendre connaissance, même "sommairement", qu'à condition de chausser ses meilleurs bésicles.  D'où la nécessité de disposer ailleurs d'un mode de communication plus adapté.

Pour information, les mini-feuillets épinglés (format A6 env.) concernaient surtout le déroulement de l'Enduropale, le conseil municipal du 10 décembre se limitant à un extrait relatif à la rénovation des façades d'immeubles dans un périmètre du centre ville.

11/11/2012

Ville du Touquet : endettement depuis 2005

En prolongement de notre étude produits et charges du 26.10.2012voici, sur le même modèle une étude des endettements communaux d'après les statistiques publiées par le Ministère des Finances sur son site Bercy Colloc. Pour des raisons de clarté (les tableaux sont déjà bien chargés) la période analysée se limite aux années 2005 à 2011 mais pourrait éventuellement être complétée jusqu'en 2000.

A- Endettements populations légales (habitants permanents).

Pour simplifier, les colonnes 2010 à 2005 du tableau A ne comporte pas de totaux d'annuités en milliers d'euros (K€).

B- Endettements populations fiscales 1 (habitants permanents + 1 habitant/résidence secondaire).

Même présentation mais les populations permanentes sont remplacées par les populations DGF, obtenues en leur ajoutant un habitant fictif par résidence secondaire (art. L2334-2 du Code des collectivités locales) de façon à mieux représenter la situation des stations à forte proportion de ces résidences.

C- Endettements populations fiscales 3 (habitants permanents + 3 habitants/résidence secondaire).

Idem en ajoutant 3 habitants par résidence secondaire. En effet, l'ajout d'un seul habitant fictif pouvant être jugé insuffisant (certains édiles touquettois revendiquent une population annuelle "moyenne" de 30 à 35.000 habitants, soit 3 habitants par résidence secondaire) nous en avons tenu compte pour le tableau C, en généralisant bien entendu le coefficient 3 à l'ensemble des stations du tableau.

Pour simplifier, les colonnes Annuités 2010 à 2005 des tableaux B et C ne sont renseignées que pour les encours les plus importants (montants 2011 supérieur à 18.000 K€).


Que peut-on en conclure ?

Tableau A. Aucun montant n'apparaît en rouge pour le Touquet dans les colonnes Encours de 2011 à 2006. Ceci ne signifie pas nécessairement que la ville soit très vertueuse en matière d'endettement mais indique plutôt que nombre de ses homologues portent encore plus haut le flambeau. Le Grau du Roi par exemple est systématiquement en rouge depuis 2005 avec une première place en 2011 (encours de 50.015 K€) de même que St Tropez qui emporte la palme au classement des encours par habitant chaque année depuis 2006 (dette de 9.080 €/hab. en 2011 !) ainsi que St Cyprien en rouge à plusieurs reprises. - Histogramme 2011.

Le Touquet pour sa part ne pointe que vers la dixième place en 2011 avec une dette par habitant de "seulement" 3.458 €. On observe d'ailleurs que cette dette diminue régulièrement entre 2005 et 2010, ce qui va dans le bon sens. - Courbe d'endettement.

Par contre, le Touquet se distingue au niveau des annuités par habitant permanent avec une place en rouge chaque année (582 € en 2011, en nette diminution tout de même par rapport aux années 2005-2007) malgré une tendance à la remontée depuis 2010. De même, la station se démarque en colonnes Annuitées cumulées depuis 2005 avec une double première place de 4.688 € (total) et 670 € (moyenne sur 7 ans). - Voir l'extrait.

Tableaux B et C.  A condition de ne pas craindre une indigestion de chiffres, on note que la prise en compte de populations fictives de type +1 ou +3 n'entraîne pas, hormis une diminution générale des montants en K€ ou €/hab, de grands changements dans les classements, notamment pour les trois vedettes, le Grau du Roi, St Tropez et St Cyprien. Le Touquet toutefois prend du champ en matière d'annuités mais conserve sa place dans le trio de tête en cumul d'annuités (total et moyenne). Voir les extraits.


Conclusion : en matière d'endettement, à la différence des produits et charges précédemment étudiés, la ville du Touquet apparaît moins souvent en première ligne. Mais compte tenu de certains nuages accumulés ou qui s'annoncent (indemnisations en forêt, hôtel de ville, nouvel auditorium, voirie,...) la tendance météo-financière doit rester sous surveillance.

26/10/2012

Ville du Touquet : produits et charges de fonctionnement 2009, 2010 et 2011

Le Touquet, station balnéaire encore et toujours parmi les plus imposées de France dans sa catégorie. Et toujours parmi les plus dépensières.

Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson. (Frédéric Mistral, Les Îles d'or).

Quels ont été les produits et charges de fonctionnement de la ville du Touquet en 2009, 2010 et 2011 comparée à d'autre stations d'importance analogue ? Voici une version actualisée de notre tableau 2008 publié dans la note du 30.09.2009 (voir note 2008 pour les détails de méthodologie), tableau dressé à partir des données disponibles sur les sites de l'INSEE et du Ministère des Finances.

L'étude a porté comme précédemment sur une quarantaine de stations balnéaires comportant au moins 60% de résidences secondaires, plus quelques cas particuliers, d'intérêt local notamment. D'autres stations pourraient sans doute être rajoutées mais les tableaux sont déjà bien chargés (suggestions à nous transmettre ainsi que toute erreur qui, malgré nos contrôles, pourraient s'être glissée dans les montants).

Tableaux des produits et charges :

2009 détaillé   2010 détaillé   2011 détaillé  

Comparatif 2009-2010-2011 réduit

Comparatif 2011 réduit avec potentiel fiscal

Histogrammes des montants généraux (milliers d'euros) : 2009  2010  2011

Histogrammes des montants par habitant (euros) : 2009  2010  2011


Quelques commentaires :

- Année 2011.

Pour les produits d'impôts locaux (taxe d'habitation + foncier bâti et non bâti), le Touquet avec 17.194 K€ se classe 3° derrière La Baule (21.021 K€) et Ste Maxime (20.607 K€), aux populations pourtant largement supérieures. Mais ramené à l'impôt par habitant permanent (population légale), le Touquet se classe avec 3.168 €, loin devant Leucate (1.946 €) et St Tropez (1.938 €).
Pour les produits cumulés (impôts locaux + autres impôts + DGF), le Touquet est "seulement" 4° avec 24.424 K€ derrière La Baule, Ste Maxime et St Tropez mais se classe 3° en produits par habitant permanent avec 4.500 € derrière St Tropez et Deauville. Le même différentiel s'observe dans la colonne Tous produits, total général de l'ensemble des produits de fonctionnement.

Pour les charges de fonctionnement totales, si le Touquet est 4° avec 32.035 K€ derrière Ste Maxime, la Baule et St Tropez (tous quatre dans un mouchoir), en matière de charges par habitant permanent la ville passe en 3° position avec 5.902 € derrière Deauville et St-Tropez.
Pour les charges de personnel, la ville se classe 1ère avec 17.656 K€, nettement devant Arcachon et La Baule, aux populations pourtant largement supérieures. Même constat pour les charges de personnel par habitant permanent avec 3.253 €, devant cette fois-ci Deauville et St Tropez.

- Comparatif 2009-2010-2011.
Comme le montre le comparatif réduit ci-dessus, les deux premières places du Touquet, l'impôt par habitant permanent et les charges de personnel par habitant permanent, sont "permanentes". Elles le sont même depuis déjà plusieurs années (cf. tableaux anciens 2005, 2006, 2007 et 2008).

 

- Position de M. le Maire.
Lors d'un entretien récent avec M. le Maire, nous avons argumenté sur le niveau des impôts, trop élevés en regard des services rendus à la population, remis divers histogrammes comparant les villes de notre étude (dont certaines auxquelles le Maire se réfère à l’occasion) et rappelé nos analyses sur la question.
Tout a été rapidement balayé au travers des argumentations suivantes :
·    Les impôts n’ont pas été augmentés depuis plusieurs années, ce qui correspond donc à une baisse.  [*]
·    Nous faisons aussi bien, même mieux qu’auparavant, avec des effectifs moindres (M. le Maire les chiffre à -30 agents).
·    Sur notre remarque concernant certains manques de motivations, l’explication est toute préparée. En réalité, les effectifs vieillissent et génèrent des problèmes de santé. Il en résulte des "arrêts médicaux" et des contraintes de changement de postes ou de décharges. [**]
Suit toute une liste de progrès montrant la vitalité et la bonne santé de la station :
·    Augmentation des nuitées d’hôtellerie, des recettes de stationnement, du nombre de séminaires
·    Baisse, à terme suppression, des gratuités du Palais des Congrès
·    Rentrée provenant de la vente à venir du Pavillon Cousteau
·    Création pour 2016 de la salle de spectacles de 1200 places (extensible à 1500 places debout !) permettant d’accueillir  de grands artistes qui restent à l'écart aujourd’hui. Ils permettront un nouveau rayonnement de la station et l’on fera des bénéfices.
·    Au-delà des subventions que permettra cette réalisation (hors réfections et mises aux normes indispensables), ce projet s'étalera pendant 20 ans sur le budget d’investissements, réduisant ainsi sensiblement chaque annuité de loyer.
De l’ensemble de ces éléments, chacun aura compris qu’il est hors de question, pour le Premier Magistrat, d’envisager une baisse des Impôts. Pour lui, la comparaison avec d’autres stations n’a pas de sens, tant les éléments sont différents. Les données officielles (INSEE, Ministère des Finances) seraient donc tendancieuses ou sans intérêt ?

Non, M. le Maire, nos comparaisons avec d'autres stations ont un sens car elles sont adaptées : à quelques exceptions près (locales notamment, indiquées pour information) nous ne retenons que les stations balnéaires dont la proportion de résidences secondaires atteint 60% ou plus dans la strate de population 6 (celle du Touquet) et les strates 5 et 7 qui l'encadrent. Nous ne comparons pas le Touquet à St Trojan les Bains (1.522 h) ou Arzon le Crouesty (2.211 h) ou Agde (24.031 h) ou Biarritz (26.929 h) ou Menton (28.848 h) etc. [***]  Les stations retenues ont en commun une population annuelle très fluctuante liées à des variations récurrentes, saisonnières ou non (week-ends, petites vacances) qui impliquent des contraintes de gestion analogues.

On est donc en droit de se demander pourquoi les impôts locaux les plus élevés (3.168 € par habitant permanent en 2011) vont de pair avec les charges de personnel les plus élevées (3.253  par habitant permanent en 2011). Quelle est la caractéristique unique du Touquet pouvant expliquer cette singularité ?

Cette question demeure en grande partie valable en raisonnant non plus en termes de populations permanentes mais en termes de populations fiscales (cf. données du Ministère des Finances) : les impôts locaux par habitant "fiscal" (1.190 €) restent les plus élevés et les charges de personnel par habitant "fiscal" (1.222 €) sont les plus élevées après St Tropez.

 

[*] Non seulement l'évolution des bases est occultée mais M. le Maire "oublie" aussi l'augmentation de 2% en 2009 des taux de taxes foncières et d'habitation.

[**] En quoi cette situation est-elle propre au Touquet ?

[***] Quoique ! Nous l'avons fait quand même pour voir, en chiffres par habitant, avec Agde, Biarritz, Menton. Résultat : classement inchangé ...


19/06/2012

1 € pour se déplacer en bus dans tout le Pas de Calais !

Il convient de saluer l'initiative du Conseil Général instaurant à partir du 1er juillet prochain, sur les 45 lignes interurbaines du réseau départemental de bus Colvert, un tarif unique de 1€ (et même 0 € pour les moins de 19 ans hors périodes scolaires). Voir l'annonce sur le site du département et la plaquette descriptive des nouvelles mesures.

C'est ainsi par exemple qu'un aller-retour Berck-Boulogne ne coûtera plus que 2 € au lieu de 15 € environ. De quoi encourager les déplacements de tous ordres, notamment touristiques, même si la durée du trajet par la route est généralement plus longue que son équivalent mixte rail-route via Rang du Fliers. Moins que ce que l'on pourrait penser toutefois, en raison des temps d'attente à Rang, l'arrivée des cars correspondant rarement aux départs des trains vers ou depuis Boulogne. Avantage du car toutefois, on peut s'arrêter en route pour visiter la Côte d'Opale... Merlimont, Stella, le Touquet, Etaples, Camiers, Hardelot, St Etienne-au-Mont ...

 Exemple entre Berck et Boulogne :

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 Outre l'aide financière apportée à l'ensemble des usagers dans un contexte de renchérissement des carburants, renforcée de surcroït par la gratuité accordée aux jeunes jusqu'à 18 ans, la simplification de la tarification à bord des véhicules ne peut que conduire à une augmentation sensible de leur fréquentation.

On note aussi avec intérët les projets d'amélioration de l'intermodalité depuis les gares du littoral vers les plages de la Côte d'Opale, le renforcement des lignes existantes ou la création de dessertes nouvelles aux horaires en correspondance avec les horaires des trains.

 

NB. Nos notes récentes de mars et d'avril décrivaient quelques problèmes concernant le passage des autocars interurbains au Touquet. Le souci du poteau d'arrêt Thalasso manquant est désormais réglé puisque il est remplacé par une "sucette" toute neuve (photo). Simultanément, d'autres points d'arrêt ont été rénovés de la sorte sur le trajet urbain et en forêt, rendant ainsi le parcours plus visible, voire plus "officiel". Merci au Conseil Général !

31/03/2012

Information des usagers aux points d'arrêts des autocars

De l'importance des signes de ponctuation dans les écrits.

Comme le savent les usagers réguliers de la ligne d'autocars 42 entre Berck et Boulogne, les arrêts Thalasso et Marché Couvert au Touquet sont reportés boulevard Daloz, devant l'église, les jours de marché, aux heures où la circulation et le stationnement sont interdits sur la place. Comme le savent aussi la majorité des touquettois, lesdits marchés ont lieu le jeudi et le samedi toute l'année ainsi que certains lundis, notamment en été et pendant les vacances scolaires.

Ces périodicités n'étant toutefois pas évidentes pour les visiteurs de passage et utilisateurs occasionnels de la ligne 42, les horaires affichés aux arrêts Thalasso et Marché Couvert comportent des indications visant à les renseigner sur ces particularités de trajet. C'est ainsi que pendant plusieurs années on pouvait y lire la mention suivante :

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Cette information manquant visiblement de clarté, elle fut complétée jusqu'à l'automne dernier de la façon suivante :

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En progrès certes par rapports aux anciennes affichettes. Néanmoins, suite aux changements d'horaires de la SNCF et des ajustements correspondants des passages d'autocars (cf. note précédente du 13.03.2012), l'attention du Conseil Général ayant été attirée sur le caractère peu explicite des "jours de marché",  on peut désormais lire ce qui suit :

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C'est mieux dira-t-on. Pas tout à fait. Des signes de ponctuation ont été omis dans le texte original transmis au Conseil Général, ce qui entraîne des erreurs d'interprétation. Par exemple, il arrive que des voyageurs se focalisent sur la phrase "Jeudi Samedi toute l'année" et se rendent devant l'église le samedi après 15h30, au risque de ne pouvoir être pris en charge, certains chauffeurs appliquant à la lettre les consignes de montée/descente aux seuls points d'arrêts "règlementaires".

La perfection n'est pas de ce monde, paraît-il. Nous permettra-t-on néanmoins de suggérer le texte suivant, à respecter de préférence jusqu'à la dernière virgule et saut de ligne :

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Particularité en été. On note qu'en juillet/août les arrêts Thalasso et Marché Couvert ne sont pas desservis en raison des embarras de circulation estivaux (!). Un arrêt complémentaire créé au croisement Daloz-Atlantique permettrait de réduire de moitié le kilomètre à parcourir à pied entre le secteur base sud et l'église tout en offrant une symétrie d'entrée-sortie nord-sud de la ville par rapport à l'arrêt existant au croisement Daloz-Quentovic. Mais d'après certaines informations, la municipalité s'y serait opposée. Si c'est exact Monsieur le Maire, pourrait-on savoir pourquoi ?

 

17/10/2011

Ville du Touquet : produits et charges de fonctionnement 2009 et 2010

Le Touquet, station balnéaire toujours parmi les plus imposées de France dans sa catégorie. Et parmi les plus dépensières.

Quels ont été les produits et charges de fonctionnement de la ville du Touquet en 2009 et 2010 comparée à d'autre stations d'importance analogue ? Voici une version actualisée de notre tableau 2008 publié dans la note du 30.09.2009 (voir note 2008 pour les détails de méthodologie), tableau dressé à partir des données disponibles sur les sites de l'INSEE et du Ministère des Finances.

L'étude a porté sur une quarantaine de stations balnéaires comportant au moins 60% de résidences secondaires, plus quelques cas particuliers, d'intérêt local notamment. D'autres stations pourraient sans doute être rajoutées mais les tableaux sont déjà bien chargés (suggestions à nous transmettre ainsi que toute erreur qui, malgré nos contrôles, pourraient s'être glissée dans les montants).

Tableaux des produits et charges :

2009 détaillé   2010 détaillé   Comparatif 2009-2010 réduit   Comparatif 2010 réduit avec potentiel fiscal

Histogrammes des montants généraux (milliers d'euros) : 2009  2010

Histogrammes des montants par habitant (euros) : 2009  2010

 

Quelques commentaires :

- Année 2009.
Pour les produits d'impôts locaux (taxe d'habitation + foncier bâti et non bâti), le Touquet avec 16.373 K€ se classe 3° derrière La Baule (19.470 K€) et Ste Maxime (18.921 K€), aux populations pourtant largement supérieures. Mais ramené à l'impôt par habitant permanent (population légale), le Touquet se classe avec 2.850 €, loin devant Leucate (1.938 €) et Cabourg (1.842 €).
Pour les produits cumulés (impôts locaux + autres impôts + DGF), le Touquet est "seulement" 4° avec 23.690 K€ derrière La Baule, Ste Maxime et St Tropez mais se classe 3° en produits par habitant permanent avec 4.124 € derrière Deauville et St Tropez. Le même différentiel s'observe dans la colonne Tous produits, total général de l'ensemble des produits de fonctionnement.

Pour les charges de fonctionnement totales, si le Touquet est 4° avec 28.850 K€ derrière St Tropez, Ste Maxime et la Baule, en matière de charges par habitant permanent la ville passe en 3° position avec 5.022 € derrière St-Tropez et Deauville.
Pour les charges de personnel, la ville se classe avec 16.710 K€, nettement devant Arcachon et Ste Maxime, aux populations pourtant largement supérieures. Même constat pour les charges de personnel par habitant permanent avec 2.909 €, devant cette fois-ci Deauville et St Tropez.

- Année 2010.

Pour les produits d'impôts locaux (taxe d'habitation + foncier bâti et non bâti), le Touquet avec 16.641 K€ se classe 3° derrière La Baule (19.999 K€) et Ste Maxime (16.723 K€), aux populations pourtant largement supérieures. Mais ramené à l'impôt par habitant permanent (population légale), le Touquet se classe avec 2.939 €, loin devant Leucate (1.972 €) et Le Barcarès (1.881 €).
Pour les produits cumulés (impôts locaux + autres impôts + DGF), le Touquet est "seulement" 4° avec 23.793 K€ derrière La Baule, St Tropez et Ste Maxime mais se classe 3° en produits par habitant permanent avec 4.201 € derrière St Tropez et Deauville. Le même différentiel s'observe dans la colonne Tous produits, total général de l'ensemble des produits de fonctionnement.

Pour les charges de fonctionnement totales, si le Touquet est 4° avec 29.191 K€ derrière St Tropez, Ste Maxime et la Baule, en matière de charges par habitant permanent la ville passe en 3° position avec 5.155 € derrière St-Tropez et Deauville.
Pour les charges de personnel, la ville se classe avec 16.901 K€, nettement devant Arcachon et La Baule, aux populations pourtant largement supérieures. Même constat pour les charges de personnel par habitant permanent avec 2.984 €, devant cette fois-ci Deauville et St Tropez.

CONCLUSION.

En général, assez peu de variations entre les années 2009 et 2010. Le Touquet conserve 3 records constants parmi les montants les plus élevés : 1- les impôts par habitant  2- les charges de personnel totales  3- les charges de personnel par habitant.

La municipalité actuelle - comme la précédente - invoque la surpopulation estivale de la ville ou certains week-ends chargés pour justifier ces dépenses. D'après nos édiles, le chiffre de la population permanente (légale) n'étant pas représentatif, il convient de retenir une moyenne de 30 à 35.000 habitants à l'année, mieux à même de justifier les charges élevées de fonctionnement.

Fort bien. Mais si ce raisonnement est correct, il s'applique tout autant aux autres stations balnéaires. D'où le tableau comparatif suivant, extrait des tableaux détaillés et limités aux localités de strates 5 et 6 comportant 60% ou plus de résidences secondaires. Il est complété, façon "potentiel fiscal", par 3 colonnes 1H, 2H, 3H obtenues en rajoutant à la population légale un nombre d'habitants égal à 1 fois, 2 fois, 3 fois le nombre de résidences secondaires de façon à simuler une "population moyenne annuelle" croissante et vérifier si le classement de la commune du Touquet en matière de charges de fonctionnement par habitant varie par rapport aux autres communes.

Résultat : le classement reste invariable pour les 3 leaders ! Le Touquet reste dans le peloton de tête derrière St Tropez et Deauville.

NB. Comme le montre ce petit tableau des endettements, la première place de St Tropez en matière de charges n'est sans doute pas étrangère à son endettement record, surtout en €/habitant : encours au 31/12/10 de 48.850 K€ contre 19.152 K au Touquet, soit 8.543 €/habitant permanent contre 3.382 € au Touquet.

05/09/2011

100 projets pour 100 ans : quelques idées pour le front de mer...

Idées, rèves ou dure réalité ?

Dans le cadre de l'action "100 projets pour 100 ans" engagée par la municipalité pour célébrer le centenaire de la station, les habitants sont invités à participer en soumettant leurs idées et souvenirs. M. le Maire ayant toutefois fait comprendre que cette célébration devait se faire sans surcoût notable pour les finances municipales, tout projet de grande ampleur ne peut voir le jour qu'avec l'aide d'appuis extérieurs ou privés, comme cela s'est vérifié dans d'autres stations balnéaires, notamment outre-Manche.

Histoire en effet de vérifier si nos voisins - et visiteurs potentiels - anglais sont aussi fous qu'on veut parfois le dire et sachant que le Touquet Paris-Plage de la belle époque s'est développé en bonne partie grâce à d'éminents visiteurs et investisseurs britanniques ou en raison d'autres liens [*], voici certaines réalisations qui, à défaut de servir d'exemple, offrent au moins l'occasion de quelques pages de lecture. Il semble peu probable en effet d'en voir un jour la réalisation au Touquet, ne serait-ce qu'en raison de la levée de boucliers qui ne manquerait pas de se produire au simple fait d'envisager certains de ces projets.

 

- Brighton, grande voisine [**] parfois citée par nos édiles pour ses ressemblances, toutes proportions gardées, avec le Touquet (proximité de la capitale, ville de congrès, liaisons aériennes,...).    

Le 1er de ces projets, le Petit Train électrique, est le plus ancien (1883); il est toujours actif et célèbre aujourd'hui son 128° anniversaire. Le 2ème, le Tramway maritime, est presque aussi ancien (1894); il a fonctionné pendant quelques années puis a sombré dans les flots et l'oubli. Le 3ème, la Tour 360°, est bien avancé mais le financement n'est pas encore completement bouclé. Quant au 4ème, la Grande Roue, son inauguration est prévue pour cet automne.

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  • Pour le Petit Train (électrique), cliquer ici. Encore 250.000 utilisateurs par an de nos jours !
  • Pour tout apprendre de l'extravagant Tramway Maritime, cliquer ici.  En voici une petite Animation.
  • Pour la Tour 360°, cliquer ici et . Hauteur 175 mètres, coût 40 millions d'euros (projet incertain).
  • Et pour la Grande Roue, cliquer ici Hauteur 45 mètres, coût 7 millions d'euros.

 

- Littlehampton, autre station moins connue située à une vingtaine de kilomètres de Brighton, a cherché à mieux se faire connaître. Son projet : construire un banc "caillebotisé" de plusieurs centaines de mètres de longueur longeant la promenade et la plage. Son financement : fonds publics et privés puis souscription publique. Son ambition : établir le record du monde de longueur pour ce genre de structure. Voir sur Youtube.

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Mais la concurrence est rude. D'après la BBC, Barcelone détiendrait le banc de parc public le plus long, Moscou aurait détenu le banc peint le plus long avant de le scinder en une centaine d'unités plus petites, Genève revendique le banc en bois le plus long avec 120 mètres, l'Allemagne expose un banc de 501 m le long du canal de Kiel et selon le livre Guiness des records, le banc le plus long se trouverait à Szlachta en Pologne avec 613 m. La dotation initiale de 500.000 £ (550.000 €) a permis d'inaugurer un banc spiralant et sculpté de 324 m en été 2010. Grâce à la souscription publique ouverte, la municipalité espère pouvoir atteindre 621 m de façon à établir un record mondial. A noter que beaucoup d'éléments en bois ont été récupérés dans des décharges ou à partir de vieux ouvrages maritimes, ce qui en fait un monument de recyclage contemporain.

Une telle installation, pas nécessairement multicolore, aurait-elle sa place au Touquet ? Par exemple, pour compléter la requalification du front de mer (dont on trouvera ici le coût de quelques travaux). Deux possibilités dans cette hypothèse :

1- A l'économie. Le long de la digue haute ou basse, en profitant des murets actuels pour y adosser une structure ad hoc, plus accueillante que le béton existant. Longueur disponible depuis la base sud, 800 m environ sur la digue basse, presque 1000 m sur la digue haute, de quoi largement battre les records du monde actuels ou projetés.

2- Plus ambitieux. Le long de la promenade en corniche, très fréquentée en été et où n'existent actuellement que quelques rares bancs isolés. Sa longueur d'environ 1.300 m permettrait de battre encore plus largement le record du monde et vaudrait à la Ville, si la structure était bien intégrée à l'environnement et si l'Office du Tourisme en faisait suffisamment la publicité, une renommée propre à attirer un large public.

Le coût de ces installations, notamment sur la digue, pourrait rester raisonnable, surtout réalisées en plusieurs étapes successives, sans les arches et autres suppléments "sculptés" mis en place à Littlehampton. Un record du monde au Touquet ? Pas possible ! Chiche M. le Maire !

 

- Blackpool, plus au nord, sur la mer d'Irlande, se distingue par sa "Tour Eiffel". Nous avons déjà évoque cette attraction lors de l'épisode de feu la tour Eiffel touquettoise (voir note du 08.01.2011). Pour un petit historique voir sur Wikipedia. Peu probable toutefois de voir un tel monument au Touquet, même au siècle prochain, nous n'en dirons donc pas plus.

 

- Jetées promenade. Au siècle dernier, on comptait une centaine de ces complexes de divertissement  (piers) bâtis en bord de mer ou sur l'estran, souvent ouverts toutes l'année et typiques des stations balnéaires britanniques (voir ce site spécialisé). Leur structure sur pilotis, pas toujours esthétique, ne perturbe pas les marées et courants littoraux tout en les préservant de l'envasement.  Il en subsiste une cinquantaine aujourd'hui au Royaume-Uni, leur construction parfois légère et l'exposition aux tempêtes n'en favorisant pas la longévité (sans parler des incendies; par exemple, la reconstruction en 2010 du luxueux Weston-Super-Mare menée tambour battant après sa destruction en 2008, a coûté plus de 40 M€). Certaines présentent des caractéristiques remarquables. La jetée promenade de Southend-on-Sea dans l'estuaire de la Tamise, la plus longue au monde (plus de 2 km), abrite sur toute sa longueur un véritable petit train (tiens, encore un !) à voitures fermées.

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Il en existe un certain nombre dans d'autres pays, depuis l'Argentine jusqu'aux Etats Unis, en passant par l'Australie, la Belgique, la Hollande, la Suède, la Pologne et même la Lithuanie. Et en France ? A part quelques structures simples, utilitaires ou dédiées à la navigation ou la pêche de loisirs (jetées d'Andernos ancienne, nouvelleestacade de Roscoff, jetée de Calais ouest, jetées du Tréport, Trouville, Luc sur Mer,...), pas grand chose. Même dans le passé : au début du siècle dernier on ne pouvait guère citer que les grandes jetées de Trouville (1889) et de Nice (1891).

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Rappelons pourtant ce qu'aurait pu devenir le front de mer du Touquet si le projet "Mayville" envisagé il y a plus d'un siècle par les créateurs de la station avait été mené à terme. L'idée de la jetée en mer y était déjà. Evidemment, une telle entreprise coûterait très cher, de 10 à 50 millions d'euros suivant l'ampleur du projet (voir cette sommaire mise en situation). Sans oublier la compatibilité avec la loi littoral, les associations de défense de la nature et ceux qui estiment - avec quelque raison - que le front de mer a déjà suffisamment souffert. Sans parler des incertitudes à propos du niveau futur de la mer et surtout de la rentabilité d'un tel projet, fonction de son attractivité auprès des visiteurs, voisins immédiats ou plus lointains, voire étrangers.

A la différence toutefois du projet récurrent de port de plaisance à l'embouchure de la Canche (véritable serpent de mer !) la faisabilité technique ne pose pas a priori de gros problèmes. Un grand cabinet d'architecture pourrait-il élaborer une structure novatrice et esthétique, capable de résister durablement aux éléments tout en offrant des attractions d'un bon niveau (Luna-Park exclu !) ?  Une telle entreprise dépassant évidemment les capacités financières de la Ville, seul un recours à l'investissement privé la rendrait possible [***]. M. le Député-Maire, avant qu'une station voisine (et concurrente ?) ne s'avise de l'idée, vos relations nationales et internationales seraient-elles à la mesure d'un tef défi ?

 

Bon, arrêtons de rêver. La ville ne dispose déjà pas des finances lui permettant de mener de front (de mer !) l'ensemble des grands "projets structurants" récemment annoncés. Terminons plutôt sur une note nostalgique en rappelant ces équipements novateurs du siècle dernier que constituaient les petites voies ferrées locales, bien oubliées de nos jours et qui pourtant avaient réussi à trouver leur financement : le tramway Etaples-Le Touquet, le petit tramway du Golf, le train à vapeur Berck Plage-Merlimont-Paris Plage. Et plus près de nous, cette liaison par train spécial entre Paris gare du Nord et l'aéroport du Touquet qui a connu son heure de gloire, la Flèche d'Argent (voir ce n° spécial d'Historail). Seul en subsiste aujourd'hui un tronçon de voie désaffectée dont on peut voir quelques restes au voisinage du Pont Rose (vue 1, vue 2) et de l'aéroport (vue 3).

C'est une chose que de faire construire. Ensuite, il faut faire durer.  "Ce n'est point le temps qui manque, c'est nous qui lui manquons" (Paul Claudel).

_________________________

[*] Suite à la guerre 14-18, le cimetière britannique d'Etaples et le carré anglais du Touquet renferment plus de 10.000 sépultures, soit presque autant que la population étaploise actuelle.

[**] 125 km à vol de mouette;  Deauville est à 170 km, Paris à 200 km.

[***] FCPI, investisseurs internationaux (corporate ventures), fonds souverains (Golfe persique ?), fonds structurels européens...

 

06/04/2011

Alors cette statue : ridicule ou pas ?

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Modificatif 15 avril.

La municipalité ayant annoncé sur son site (texte sauvegardé ici) que le projet était abandonné, le texte initial de la présente note n'est plus d'actualité. La note est donc archivée ici.

Pour information, notre propre référendum "papier" a recueilli plus de 180 signatures dont seulement 2 étaient en faveur de la tour. Ce résultat tranche singulièrement sur les chiffres de la municipalité selon laquelle "seulement" 2/3 des avis étaient opposés au projet.

 

Modificatif 25 avril.

Notre référendum a désormais recueilli environ 300 signatures dont 90% sont défavorables au projet.

Ce n'est qu'une confirmation de l'information précédente.

Modificatif 28 avril.

Au dernier comptage, nous avons transmis plus de 450 signatures à M. le Maire, dont quasiment 95% défavorables au projet.

Bon, on s'arrête là !

05/03/2011

Le Touquet, champion national de criminalité ? Vraiment ?

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Retour en arrière sur un classement surprenant.

La publication par le Nouvel Observateur en novembre dernier d'un dossier sur l'insécurité classant la circonscription du Touquet en première place de la criminalité en France a créé la surprise, Marseille étant placé loin derrière en 19° position et Berck encore plus loin en 196°. Si le Touquet était à ce point dangereux, cela se saurait - au-delà même de nos frontières ! Pourtant, après les "vigoureuses" protestations initiales de Mr. le Maire, il semblerait que nous soyons toujours sans nouvelles du droit de réponse demandé au Nouvel Observateur et des précisions recherchées auprès du ministère de l'Intérieur. Nous avons donc examiné le rapport Criminalité et Délinquance 2009 de la Direction Centrale de la PJ, source du dossier du Nouvel Obs. Ce rapport est disponible sur le site de la Documentation Française ici (attention, 426 pages !) et met en lumière quelques singularités.

1- Critère population. On y trouve en page 399 ce tableau qui comprend le département 62 et les données du Touquet, avec 1.252 crimes et délits (dont voici l'intéressante liste) pour une population permanente de 5.438 habitants, soit  un taux de criminalité de 230,23, le plus élevé en effet des 417 taux évalués. Or le dossier du Nouvel Obs est censé concerner les circonscriptions de sécurité publique de plus de 10.000 habitants alors que Coutances avec 9.896 hab. et Port St Louis avec 8.483 hab. sont également mentionnés. En fait, il s'agit d'une erreur, ce critère de 10.000 n'existant pas dans le rapport de la PJ. On note toutefois que de toutes les circonscriptions recensées, c'est celle du Touquet qui possède le nombre d'habitants le plus bas - et de loin. Première en criminalité, dernière en population ? Etrange...

 L'examen des tableaux de la PJ des années antérieures jusqu'en 2006 (première année de publication des résultats par circonscription) montre que ce trait de plus basse population est constant, le Touquet présentant même un total de 5299 habitants avant 2009, avec pour conséquence des taux de criminalité à chaque fois parmi les plus élevés : 186 en 2008 (2° taux le plus élevé), 162 en 2007 (3° taux), 181 en 2006 (3° taux). Voir ces extraits. Ces taux importants existent donc depuis des années sans qu'apparemment personne ne s'en soit ému.

2- Critère géographique. La ville du Touquet correspond à la circonscription de sécurité publique du même nom (voir cet arrêté et cette carte qui en résulte). Le commissariat du Touquet nous a confirmé que son domaine d'intervention était limité au seul territoire de la commune. Pourtant, en interrogeant les Pages Jaunes à la recherche d'un commissariat dans 11 autres communes de la CCMTO, on est renvoyé  en priorité vers le poste de police du Touquet (exceptions : Camiers, Etaples et Merlimont, répertoriées sous la rubrique gendarmerie). Curieux...

3- Critère communal. Les populations portées en colonne 5 du tableau de la PJ sont en général très supérieures à la population INSEE des seules communes citées, ce qui implique la prise en compte d'un périmètre souvent bien plus large. Si au lieu de retenir la population de la seule commune du Touquet on retenait celle de l'ensemble le Touquet + Cucq, soit 5.438 + 5.266 (chiffres INSEE) le taux de 230,23 chuterait fortement.  Etant donné le passé historique commun des communes mitoyennes du Touquet et de Cucq, il aurait semblé logique de réunir au moins ces deux-là dans la même circonscription. Pourquoi l'arrêté déjà cité est-il si restrictif pour le Touquet ?

4- Critère administratif. Le classement ne tient compte que des résultats communiqués par la police nationale. Les statistiques de la gendarmerie n'étant pas traitées de la même façon, un nombre important de localités en France ne sont pas recensées, particulièrement en ce qui concerne les stations de bord de mer. Le rapport de la PJ ne cite aucune des 14 autres communes qui composent la CCMTO. Etaples par exemple, de population supérieure à 10.000, n'y figure pas (la ville possède une gendarmerie mais pas de commissariat). Le classement paraît donc très insuffisant pour donner une image complète et fidèle de la délinquance nationale, surtout limitée à 417 circonscriptions.

 

Conclusion : une explication satisfaisante reste encore à trouver. Retenir, comme le font Mr. le Préfet et  Mr. le Maire, une population moyenne à l'année de 30.000 habitants (*) de façon à "rectifier" le classement, paraît un peu court. Un tel artifice s'applique tout autant à n'importe quelle station balnéaire à population périodiquement variable. Par exemple, la circonscription de Deauville, au nombre de délits bien supérieur (voir ci-dessous), classée au 14° rang en raison de son regroupement de population avec Trouville, serait, si on lui appliquait le même argument de population moyenne, classée encore plus loin. Pour être crédible, ce type de raisonnement devrait relier le nombre de délits à la population réelle du moment et établir une courbe de délinquance entre le 1er janvier et le 31 décembre. On pourrait notamment y vérifier l'influence d'un certain WE de début d'année, aussi célèbre que pétaradant et motorisé...

Il n'est pas sûr par ailleurs que chaque commissariat comptabilise les délits exactement de la même façon. Même si la politique du chiffre est à l'ordre du jour, il est quand même difficile d'imaginer que les services du Touquet gonflent à plaisir leurs statistiques. Néanmoins, comme le montre le tableau ci-après qui compare quelques stations de populations analogues (tranche INSEE 5, soit moins de 25.000 habitants), le nombre de délits recensés au Touquet aurait quand même progressé de 27% entre 2008 et 2009 (987 → 1.252).

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Il y a donc encore des progrès à faire, soit côté délits, soit côté chiffres. On parie que les résultats seront meilleurs l'année prochaine ?

En effet, d'après Mr. le Maire (Voix du Nord du 23/11/10) "Ces imprécisions, pour ne pas dire plus, peuvent avoir un impact très négatif sur l'image de la ville et donc sur sa fréquentation". Il est vrai que dans l'histogramme ci-après qui reprend les données du tableau, l'inversion des colonnes population/taux du Touquet comparativement aux colonnes des autres stations pose question, tant elle paraît singulière. Le célèbre WE évoqué plus haut pourrait-il y contribuer ?

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 Au fait, que pense de tout ceci le CISPD (Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance) des communes du Touquet, Etaples et Cucq ? Cette instance qui a vu le jour en mars 2006 (voir l'extrait du conseil municipal) serait-elle en sommeil depuis cette date ?

 

 (*) Sous la municipalité précédente, le chiffre couramment cité était 35.000 habitants à l'année.